02/09/2017

(R)éveils


Cet été je me suis réveillée de plusieurs manières.

Je me suis réveillée le cœur lourd. Ces réveils désagréables, qui se traduisent à chaque fois par une projection dans un futur totalement imaginaire, teinté de négativité et d'angoisses. Un réveil qui fait résonner toujours les mêmes questions dans ma tête : "Et si finalement je n'étais pas assez intelligente ? Et si je n'arrivais pas à tenir la distance ? Et si je n'y arrivais pas ? Et si, et si, et si…". Le cœur serré, aussi, en pensant au rythme que me réserve l'année prochaine, un rythme qui me laisse un peu moins de temps pour moi, un peu moins de temps pour ma famille et pour mes amies, un peu moins de temps pour mon amoureux.

Je me suis réveillée le cœur apaisé. Apaisé parce que je suis heureuse. Apaisé parce que je suis presque convaincue que ce qui m'attend, n'est que positif, et ne peut qu'être positif (malgré ces vilaines questions angoissantes que mon cerveau m'impose - parfois dès le réveil). Je me suis réveillée le cœur gonflé de bonheur et d'amour, en pensant à mes ami-e-s, à ces personnes formidables, qui sont des sources d'inspiration quotidiennes. Le cœur plein d'affection pour ma famille, pour mes proches, pour ces gens dont je ne souhaite que le bonheur. Confiante, puisque je sais que, finalement, je ne suis jamais totalement seule.

Je me suis réveillée le cœur rempli d'amour. Ces réveils sont ceux que je préfère. Ils ne sont pas solitaire, et ils impliquent nécessairement la présence de mon amoureux. Je crois que je n'ai pas encore trouvé de réveils meilleurs que ceux-là. Ces réveils qui s'accompagnent de gestes tendres, de paroles bienveillantes, de mots d'amour chuchotés et murmurés, de regards qui suffisent, finalement, à signifier l'essentiel.


Et puis, enfin, il y a les réveils plein d'espoir, plein d'attente, ceux qui me font penser que, décidément, le meilleur est à venir.

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